Lors du Forum Francophone des Open Badges à Besançon, Sandra a proposé un atelier intitulé Et si la reconnaissance changeait vraiment le travail ?
L’objectif ? Explorer comment la reconnaissance, à travers des artefacts et des rituels, peut transformer la Qualité de Vie et des Conditions de Travail (QVCT). Contrairement à une approche superficielle (comme l’installation d’un babyfoot ou la distribution de corbeilles de fruits), la reconnaissance et la QVCT visent avant tout à améliorer concrètement la vie des personnes et des organisations.
La QVCT : une finalité et trois ambitions
Sandra a rappelé que le travail est indissociable de la QVCT, dont la finalité est de permettre un travail de qualité dans de bonnes conditions. Cette démarche repose sur trois ambitions :
- Santé et performance globale : Améliorer le bien-être physique et mental des salariés tout en renforçant la performance de l’organisation.
- Pouvoir d’agir : Donner aux individus les moyens de contribuer activement à leur environnement de travail.
- Amélioration du travail aujourd’hui et demain : Construire une dynamique d’amélioration continue.
Pour y parvenir, la QVCT s’articule autour de six grands sujets :
- Organisation du travail.
- Compétences et parcours.
- Égalité et inclusion.
- Management et projet d’entreprise.
- Dialogue social et professionnel.
- Santé et prévention.
Reconnaissance et QVCT : au-delà des apparences
Un exercice a permis aux participants de classer des propositions (babyfoot, massages, corbeilles de fruits, coopération entre services, retours d’expérience, etc.) pour évaluer leur lien avec la QVCT. Constat : Certaines mesures sont prioritaires (ex. : coopération entre services, retours d’expérience), tandis que d’autres sont secondaires (ex. : babyfoot, massages).
Message clé : « La QVCT, comme la reconnaissance, n’est pas là pour embellir le décor, mais pour améliorer la vie des personnes et des organisations. »
Artefacts et rituels : des leviers pour une reconnaissance efficace
Sandra a expliqué qu’un artefact (objet symbolique) ou un rituel (pratique régulière) de reconnaissance peut améliorer la QVCT s’il rend le travail :
- Plus visible (ex. : tableau de reconnaissance des contributions).
- Plus juste (ex. : évaluation transparente des compétences).
- Plus coopératif (ex. : ateliers collaboratifs).
- Plus soutenable (ex. : feedbacks réguliers et constructifs).
Attention : Certains rituels ou artefacts peuvent aussi avoir un côté négatif. Par exemple, un « tour des contributions positives » dans une équipe peut exclure une personne jamais citée, ce qui serait contre-productif.
Exercice pratique : situations, effets QVCT, artefacts et rituels
Les participants ont travaillé en groupe sur un exercice collaboratif :
- Post-it jaunes : Situations de travail.
- Post-it roses : Effets sur la QVCT.
- Post-it bleus : Artefacts (symboles d’une intention).
- Post-it verts : Rituels (pratiques régulières).
Chaque groupe a analysé trois situations différentes en associant ces éléments. Débriefing :
- Certaines situations étaient fluides : les catégories (situations, effets, artefacts, rituels) s’articulaient naturellement.
- D’autres nécessitaient une contextualisation plus poussée pour être comprises.
Cet exercice stimule la discussion et permet de clarifier les intentions derrière chaque mesure de reconnaissance ou de QVCT.
Conclusion
L’atelier de Sandra a montré que la reconnaissance peut vraiment changer le travail si elle est intégrée dans une démarche de QVCT. En s’appuyant sur des artefacts et des rituels bien pensés, les organisations peuvent rendre le travail plus visible, juste, coopératif et soutenable.
Pour aller plus loin :
- Contactez Sandra VILLAIN pour échanger sur les bonnes pratiques : Linkedin
